Sibylline (2027)

Sibylline (2027)

Comme beaucoup de proverbes créoles, celui-ci — « Pawòl anba fèy pa ka pèd » (les paroles sous les feuilles ne se perdent pas) — convoque un imaginaire, une situation imagée mais précise dont le sens reste ouvert. C’est cette approche qui est abordée ici : un espace de projection infini plutôt qu’une sentence figée. Ce proverbe n’est pas le gardien d’une vérité unique, mais le réceptacle des imaginaires que chaque génération y dépose.

En Guadeloupe, où les possibilités professionnelles, les réalités matérielles et les modes de vie se métamorphosent, ce que l’on place « sous les feuilles » évolue. La parole qui s’y cache n’est plus la même pour l’aïeul, le parent ou l’enfant d’aujourd’hui : elle mute, s’adapte et se réinvente au contact du présent, sans jamais oublier sa source. À travers cette métamorphose, la création Sibylline interroge la transmission des mémoires, la résurgence des héritages et l’affirmation des identités.

Face à cette mosaïque identitaire, la question est de savoir comment s’en emparer pour explorer la manière dont les héritages se redéfinissent dans un monde en accélération. Sibylline interroge la fluidité des identités contemporaines : comment un corps d'aujourd'hui, traversé par de nouvelles réalités sociales et mondiales, s’approprie-t-il un héritage qui semble parfois lointain ou, au contraire, omniprésent ?

Cette quête de sens est portée par l’univers musical caribéen intégrant des textes en créole (slam). Ces éléments sonores restituent une vibration résonnant avec notre besoin fondamental d’ancrage et de connexion.

À travers l’exploration de plusieurs archétypes de la société antillaise, la pièce ne cherche pas à reconstituer une histoire passée, mais à observer comment ces figures habitent encore nos gestes et nos représentations. Ces personnages emblématiques deviennent des points de friction. Ils ne sont plus des modèles à suivre, mais des supports sur lesquels chaque interprète vient plaquer ses propres aspirations, ses doutes, sa singularité et l’invention nécessaire à toute transmission.

Sous les feuilles, ce n'est pas un vestige que l'on découvre, mais un champ de possibles en constante transformation.

Télécharger le dossier artistique - Voir la vidéo de présentation 

En Coproduction* avec :

* Coproducteurs confirmés

Ce projet faire partie du dispositif de Soutien à l’accueil des spectacles de grands formats et chapiteaux dans le cadre de tournées - ONDA

CONTACTSDéveloppement, diffusion France et internationalLa Magnanerie — Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ProductionCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.AdministrationCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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Créée en 2011, la compagnie Zimarel, c’est l’histoire d’un retour… à la terre, à la famille, à la danse créatrice et fondatrice. C’est aussi une histoire de réminiscences… avec le GwoKa, le Léwoz… C’est enfin l’histoire d’un enfant, changé, partant à la rencontre de son pays, lui aussi changé…

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